“Des années plus tard une poussière blanche comme la chevelure des vieillards tomba sur toute chose. Le monde ressemblait à un dessin au crayon sur un papier blanc.”

La furie des Nantis

Mise en scène: Amandine Fluet
Collectif En attendant le nom
Création: 2017
Une pièce d'Edward Bond

Le groupe de survivants déclare être au paradis, du fait de l’abondance de biens et de logements disponibles, sans aucun besoin de travailler, entraînant un sentiment de satiété et de satisfaction. Cela nous rappelle des idéaux actuels or notre réaction de lecteur est plutôt d’y voir un monde peu enviable. Avec l’arrivée de l’étranger, ils vont réactiver un cadre sécuritaire, militaire, politique, religieux, hérité du passé… digne d’une société idéale humaniste ou au contraire corrompue par des idéaux discutables ?
A la fin de la pièce, ayant tout détruit, ils devront tout reconstruire à partir d’une page blanche. Ce texte nous permet de nous demander quelle utopie y présidera, qu’est-ce qui produit du collectif, comment intégrer un étranger et quel sens donner à ce qu’on fait. Les comédiens passeront d’un état apathique à un état d’excitation et de folie. Seuls, mous, cloisonnés dans leurs bulles, ils se confronteront à l’autre et sueront, baveront, gesticuleront.

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